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Le QìGōng ! Qu’est-ce que c’est ?

Dernière mise à jour : 19 août

Ma vision du QìGōng…


Le QìGōng (氣功) est une Voie parmi d’autres qui nous connecte au Corps et à l’Esprit. Il existe de nombreux QìGōng différents selon les écoles, les courants, les Maîtres, … Le QìGōng est la version moderne des DáoYǐn (導引) qui sont des pratiques ancestrales visant à guider l’énergie et à étirer le corps. Gardons à l’esprit que les ancêtres sont là pour nous guider sur la Voie ! Cette Pratique évolue sans cesse et tire sa force dans les racines d’une tradition multi-millénaire.


Définir le QìGōng est simple et complexe. Je vois cela comme gravir une haute montagne : nous débutons sur un beau sentier bien large, puis nous rencontrons des haies de ronces compactes, sur les abords du chemin ou dans des endroits inaccessibles nous pouvons observer des

fleurs colorées et vives nous inspirant force et courage, ensuite nous devons franchir des routes escarpées, à certains moments, la douceur du vent nous rend légers, puis nous sommes martelés par la morsure du froid courroucé, …, enfin au somment nous découvrons l’étendue de la Destinée et se révèle aussi la vision du Vide éternel…


(氣 ou 气) peut être traduit par « énergie vitale » et Gōng (功) peut être interprété par « travail ».


Dans le caractère chinois (氣), nous avons la combinaison de deux éléments. D’un côté, nous avons le riz (ou par extension la nourriture) qui contient de l’énergie terrestre et de l’autre côté, nous avons la vapeur (ou par extension l'air) qui est en lien avec l’énergie céleste.

En médecine chinoise, l’énergie vitale est le fruit de l’association de l’énergie innée (ou énergie du Ciel Antérieur) et de l’énergie acquise (ou énergie du Ciel Postérieur). Cette-dernière est fondée et soutenue par l’alimentation et par la respiration.

En outre, les formes de Qì sont multiples et variées. Nous parlons tour à tour de Qì défensif, de Qì nourricier, de Qì de la Rate, de Qì inné, de Qì acquis, de Qì véritable, de Qì originel, …


Nous pouvons alors comprendre que rencontrer le Qì c’est choisir de rentrer dans un Univers riche et fécond, un laboratoire rempli de concepts et de fioles énergétiques qui peut nous donner accès à une meilleure connaissance de Soi moyennant la discipline d’une pratique régulière.


Pour certains, le Qì (氣 ou 气) peut être traduit par « Souffle interne ». Il semblerait qu’à l’origine, le caractère chinois Qì se dessinait ainsi : 三. Il aurait évolué pour s’écrire sous sa forme simplifiée actuelle (气). Il était alors en relation avec les mouvements de l’air dans le Ciel. Dans sa version traditionnelle (氣), la notion de riz (米) a été ajoutée à la vapeur (气) et ainsi cela introduit le résultat d’une transformation induite par la chaleur (de la cuisson du riz s’échappe la vapeur). Le souffle naît de l’expansion de la vapeur sous l’effet de la chaleur. Et cette chaleur vient de notre chaudron alchimique interne (nous en parlerons dans un autre article).


Si le fait de pouvoir donner une définition précise peut nous aider à concentrer notre attention sur un aspect et ainsi pouvoir le manifester plus facilement, la médecine chinoise est par essence holistique et nous devrons donc garder en tête que le concept de Qì ne peut être réduit à l’énergie ou au souffle. Par conséquent, il devra également être compris dans ses multiples facettes parmi lesquelles nous avons le mouvement, la transformation, la chaleur, la dualité Forme/Non-Forme, le Souffle, l’énergie vibratoire, l’énergie de vie, la brume qui s’élève de la Terre vers le Ciel pour former les Nuages, …


En Europe, la notion de « travail » semble être mal aspectée probablement en se référant à son origine latine « tripalium ». Mais ici, il n’est pas vraiment question de cela. Le caractère chinois Gōng (功) est composé de deux particules. La première (工) peut être traduite par un « travail habile effectué par un ouvrier ou un artisan ». Il s’agit d’une action, d’une activité intimement liée au Sol, à la Terre et établissant un lien conscient et/ou inconscient entre le Ciel et la Terre. La deuxième (力) représente la force, la puissance nécessaire à la réalisation de l’ouvrage. Nous pouvons même aller plus loin dans l’interprétation de ce radical sémantique (力) dans la mesure où il parle aussi d’accomplissement : l’habileté est acquise. Le lien entre la Terre et le Ciel devient effectif. Il est conscient et efficient. Nous sommes ici dans la maîtrise d’une technique.


Nous pourrions concevoir des similitudes entre le terme Gōng (功) voire même celui de Qì (氣) et le travail d’une force en physique. En effet, nous avons vu plus haut que dans Gōng nous retrouvons à la fois la notion de « travail » et celle de « force ». En outre, dans la physique classique, le travail exprimé en Joule peut être défini comme étant le transfert d’énergie lié au déplacement d’un objet. Le sinogramme Qì parle de mouvement, de transfert, d’énergie…


Autrement dit, en simplifiant la complexité et les entrelacs potentiels, nous permettons à un événement de se produire en fournissant quelque chose. Dans sa version chinoise, nous permettons à l’énergie de circuler en activant le corps avec des mouvements conscients, animés par le Souffle et connectés à la symbolique du Cosmos.


Mes deux sources d’enseignement principales sont pour le moment :

Le DáoYǐn YǎngShēng Gōng (導引養生功), méthode de DáoYǐn créée par le professeur Zhang Guangde (张广德) de l’Université des sports de Pékin.

Le QìGōng de Santé (ou Health QiGong) développé par l’Association chinoise de QìGōng santé et la Fédération internationale de QìGōng de Santé


Actuellement, je suis en train de mettre en place une méthode d’enseignement basée sur une approche tripartite, la Méthode TPS© pour Thérapeutique, Symbolique et Poétique. Lors de prochaines publications, je vous soufflerai pas à pas ma vision de cette démarche…


Bon Qì et à bienTao, Mame Shén

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